L’apnée du sommeil est une maladie courante qui perturbe la qualité du sommeil. Elle peut être potentiellement grave et entraîne de conséquences plus ou moins importantes sur la santé. Selon les médecins, les personnes atteintes de cette affection ne sont pas conscientes de ce qui leur arrive. Vous avez souvent l’impression de passer une nuit de mauvaise qualité ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’apnée du sommeil.

Apnée du sommeil : définition

L’apnée du sommeil est un trouble caractérisé par une pause respiratoire involontaire pendant le sommeil. L’arrêt de la respiration dure par définition 10 secondes et peut aller jusqu’à 30 secondes. D’après les médecins, il peut porter atteinte à la santé si sa fréquence est plus de 5 par heure. Les cas les plus graves peuvent arriver jusqu’à 30 par heure.

Il existe deux types d’apnée du sommeil :

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil ou SAOS

Il s’agit du cas le plus fréquent. Le trouble est dû à un relâchement des muscles de la gorge et de la langue ce qui entraine une obstruction des voies aériennes supérieures. Le sujet respire, mais l’air ne parvient pas à circuler librement jusqu’aux poumons. Il est favorisé par l’âge, car les muscles perdent leur tonicité. L’obésité est également un facteur de risque important en vue de la masse graisseuse située au niveau de la gorge.

L’apnée du sommeil central

Dans cette situation, c’est le cerveau qui est en cause, car il ne commande plus aux muscles respiratoires de respirer. Cette affection se voit rarement et est souvent associée à des maladies plus graves comme une maladie cardiaque ou neurologique (Parkinson, méningite…). Elle se rencontre également chez les patients qui sont atteints d’un accident vasculaire cérébral.

Notez qu’une apnée du sommeil mixte est possible. Elle regroupe les deux types en même temps.

Comment reconnaitre l’apnée du sommeil ?

Les symptômes de l’apnée du sommeil sont rarement aperçus par le malade. D’ailleurs, les médecins affirment que la majorité des personnes qui souffrent de cette maladie ne le sont pas au courant. C’est souvent leurs entourages qui remarquent qu’elles font une pause respiratoire pendant le sommeil. Toutefois, un sujet qui souffre de ce trouble du sommeil ronfle souvent de manière importante. Il présente également les signes courants d’une nuit de mauvaise qualité à savoir

  • Fatigue,
  • Somnolence pendant la journée,
  • Irritabilité, état dépressif, stress,
  • Manque de concentration,
  • Maux de tête…

Quels sont les facteurs de risques ?

L’apnée du sommeil est favorable à certaines personnes plus que d’autres. Cela est dû à plusieurs facteurs.

  • L’âge : les risques de présenter ce type de trouble augmentent considérablement avec l’âge. Il est 2 à 3 fois plus fréquent chez les plus de 65 ans.
  • Le sexe : l’apnée du sommeil arrive plus souvent aux hommes qu’aux femmes. Toutefois, à 65 ans, la prévalence entre les deux sexes est égale.
  • L’obésité : les personnes en surpoids sont plus favorables à ce trouble. En effet, les graisses qui entourent le cou augmentent de 7 fois le risque d’apnée du sommeil.
  • L’hérédité : si vous avez une personne de la famille qui souffre d’arrêt respiratoire involontaire pendant la nuit, la probabilité que vous présentiez le même problème est accrue.
  • Une maladie des voies respiratoires : toute anomalie ou maladie qui entraine un obstacle à la circulation de l’air favorise l’apnée du sommeil.
  • L’alcoolisme : l’alcool entraine le relâchement des muscles de la gorge. Il peut donc entraîner un syndrome d’apnées obstructives du sommeil.
  • Le tabagisme : favorise l’apnée du sommeil, car entraine l’inflammation des voies aériennes.
  • Le diabète de type II.
  • Médicaments (somnifère, relaxant musculaire…).

Comment traiter l’apnée du sommeil ?

Actuellement, il n’existe pas encore de traitement bien défini pour traiter l’apnée du sommeil. Toutefois, on a mis au point des machines très efficaces afin de maintenir une respiration optimale au malade pendant la nuit.

La technique de référence est la ventilation à pression positive continue (PPC ou CPAP). Il s’agit d’un matériel qui permet d’insuffler de l’air par le nez du patient dans le but de maintenir son niveau d’oxygénation à un niveau optimal. Cet appareil est efficace, mais il reste toutefois difficile de s’y adapté. Après 4 à 6 semaines d’utilisation, le patient est en mesure de remarquer une amélioration notable sur la qualité de son sommeil. Il faut évidemment se munir du dispositif toutes les nuits.

On peut aussi recourir à un appareil buccal conçu par le dentiste : l’orthèse d’avancée mandibulaire. Porté pendant la nuit, il permet d’avancer de quelques millimètres la mâchoire et la langue afin de donner une petite espace pour la circulation de l’air. Cet équipement est moins efficace que la PPC, mais il peut aider les patients qui souffrent d’apnée légère ou modérée à retrouver une meilleure qualité de vie.

Les médicaments pour traiter les symptômes de l’apnée du sommeil

Bien qu’il n’y ait pas encore de traitement médicamenteux pour ce trouble du sommeil, il existe un moyen pour traiter ses causes éventuelles ou estomper ses symptômes.

En cas de rhinite allergique, vous pouvez vous administrer du corticoïde par voie nasale et améliorer le passage de l’air.

Traiter le reflux gastro-œsophagien peut également calmer l’apnée du sommeil. Aussi, si vous êtes fatigués à la suite d’une mauvaise nuit, vous pouvez prendre des stimulants.

Les traitements chirurgicaux

Une intervention chirurgicale est également envisageable pour traiter l’apnée du sommeil. Il faut toutefois noter que dans la majorité des cas, la maladie revient après quelque temps. Parmi les opérations les plus courantes, on peut citer :

  • l’uvulo-palato-pharyngoplastie,
  • l’Amygdalectomie et adénoïdectomie,
  • la chirurgie du nez et des sinus,
  • la trachéotomie…

Quels sont les moyens de prévention ?

Il existe des mesures plus ou moins simples pour prévenir ou du moins éviter les complications de l’apnée du sommeil.

Lutter contre l’obésité

Perdre du poids est essentiel pour réduire considérablement les risques de faire une pause respiratoire pendant la nuit. En plus, de réduire la proportion de graisse sur le corps, cela permet également de corriger d’autres troubles à l’instar d’une perturbation hormonale. Cette initiative permet dans ce cas de jouir d’une meilleure qualité de sommeil et diminuer la fréquence des réveils nocturnes.

Arrêter l’alcool et le tabac

Mettre un terme à l’alcoolisme et au tabagisme permet d’éviter l’aggravation d’une apnée de sommeil. De plus, vous allez bénéficier de nombreux autres bienfaits sur la santé en général.

Dormir sur le côté

Si vous dormez sur le côté, vous allez réduire le risque de comprimer vos voies aériennes. Si vous êtes un ronfleur, dormir dans cette position permet aussi de moins ronfler. Sur le marché, vous avez de pyjama doté de petites boules qui vous permet de ne pas vous mettre sur le dos quand vous dormez.

Surélever le haut du lit

Avoir la tête et le torse quelques centimètres plus hauts que le reste du corps permet de dégager les voies aériennes supérieures. Vous pouvez par exemple mettre une cale sur les pâtes du lit pour y parvenir.

Éviter de prendre des somnifères

Ces médicaments sont proscrits pour les personnes qui présentent une apnée du sommeil. Ils peuvent entrainer de graves complications dans la mesure où le patient reste inconscient trop longtemps pendant la pause respiratoire. N’oubliez pas de demander l’avis de votre médecin.

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